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23.05.2007
Un nouveau gouvernement, une nouvelle politique
La mise en place du nouveau gouvernement symbolise l’ouverture, la parité et une volonté clairement affichée pour l’application d’une nouvelle politique au service de tous les français. Alors que ses détracteurs n’avaient cessé durant la campagne de faire passer Nicolas SARKOZY comme un homme de clan, autoritaire, intolérant, comme étant une menace pour la paix civile, le nouveau président prouve au contraire que sa promesse n’était nullement une posture électorale, mais qu’elle émane dune volonté à faire bouger les lignes dans un esprit de rassemblement . Les donneurs de leçons qui s’écoutent depuis de nombreuses années parlent dans le vide et la victoire de SARKOZY obtenue, malgré leur acharnement est un désaveu dont ils n’ont toujours pas pris la mesure. Malgré la défaite, la gauche semble à nouveau avoir renoué avec ses démons de repli partisan pur et dur et être rongée par l’amertume propre aux mauvais perdants…
En ouvrant le gouvernement à des personnalités de gauche. Le président fait démentir son image caricaturale d’homme dangereux collée par le PS et s’adresse aussi aux électeurs UDF convaincus de la nécessaire union des talents.
Le nouveau président démontre qu’il est capable comme d’autres dirigeants européens de convaincre les français qu’il est de leur intérêt de rompre avec des vieilles habitudes qui ont fait leur temps… En faisant souffler un vent d’ouverture sur la vie démocratique française,associé au cap réformateur qu’il s’est fixé, Nicolas SARKOZY parvient aussi à donner un sérieux coup de vieux à une certaine pratique de la politique.
17:30 Publié dans La chronique de Joseph | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jacque, législatives, élection, 54, meurthe, moselle
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Casting ou mercato
En ces temps de festival de Cannes et de finales « footbalistiques », la composition du gouvernement est comparable au casting d’un bon film et l’ouverture au mercato que connaissent les milieux sportifs en fin de saison.
“Je veux faire le contraire de Chirac en 2002”, confie le nouveau metteur en scène à ses interlocuteurs pour les persuader de sa bonne foi. Côté socialiste, ce n’est pas le raz-de-marée pour rejoindre le casting du nouveau chef de l’Etat. Mais côté centristes, Sarkozy fait quasiment le plein des « artistes » sortants, emmenés par leur président de groupe Hervé Morin. Ainsi garnie sur son aile gauche, l’UMP pourra ratisser plus large et gêner les velléités de François Bayrou sur le terrain. L’obtention d’un groupe à l’ Assemblée n’est pas encore gagnée, et cela risque de le priver de son image d’indépendance. Peu lui importe : il prépare déjà 2012 et son discours sévère sur le Président sortant – et sans doute candidat – que sera alors Sarkozy. C’est donc dans l’opposition qu’il se situe d’emblée. Pour le moment, l’UMP ne devrait pas se sentir très handicapée par cette posture du Béarnais, revenu à un poste de second rôle. Les perspectives sont plus sombres pour le Parti socialiste, demeurant le côté obscur du scénario, qui n’en finit pas de faire – et de régler – des comptes. Faut-il une alliance au centre pour résister au rouleau compresseur de la droite ? Le risque de perdre une trentaine de députés et de se retrouver à 120 élus dans la prochaine assemblée est réel dans le scénario. S’il va y avoir beaucoup de déçus côté gouvernement – vu le scénario au petit nombre de places réservées à des estampillés UMP – la situation sera pire encore au PS : deux postes seulement mettront en valeur les leaders : celui de 1er secrétaire et celui de président de groupe. Plus que jamais, l’union sera un combat et il faudra autre chose que « l’histoire courte » de l’historiette bébête de la pauvre bergère méprisée, bottant les fesses des éléphants aux idées moribondes.
“L’ouverture” est à la mode. Le mot est connu et usé jusqu’à la corde. Il réapparaît quasiment à chaque constitution de nouveau gouvernement. Jusqu’alors l’“ouverture” a eu pour meilleur moteur : le temps. Cinq ans sans ministère, c’est long ! Evoluer en politique, changer d’avis, rompre ses attaches n’a rien de déshonorant. Ce peut même être une marque de courage. Et puis cela dépend de son statut, dans son parti comme dans l’opinion. Bernard Kouchner est un esprit libre ; il a dit et répété ses désaccords avec la stratégie du PS ; son parti l’a constamment au mieux ignoré, au pire humilié, toujours négligé. Qu’il travaille demain avec un Président dont il est plus proche sur bien des points et singulièrement sur les options de politique étrangère n’a donc rien d’extraordinaire. En réalité, des hommes et des femmes bougent mais les lignes des équipes restent en l’état. La recomposition du paysage politique reste à venir et dépendra pour une part essentielle de l’issue de la bataille qui va s’ouvrir au PS.“L’ouverture”, la vraie, n’est pas histoire de débauchés, de ralliés ou de convertis, fussent-ils honorables et sincères. Elle résultera d’une évolution idéologique qui pour l’instant est loin d’être réalisée.
Ecrit par : bio | 25.05.2007